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                                Histoire de tissus et de mode

La couture africaine est un art de peintres et de géomètres.

La Haute couture, c'est un concept européen, mais il avait tout pour séduire l'Afrique, où le raffinement vestimentaire est une règle de vie.

 

Trente ans plus tôt, Yves Saint Laurent faisait scandale en présentant sa collection "Bambara", subtilement inspirée de cet ad pauvre et magnifique qu'est le costume malien. La famine dévastait alors le Sahel et cette irruption d'une Afrique pathétique dans le luxe des salons parisiens ne pouvait être que polémique. Certains la jugèrent indécente, d'autres y lurent un message d'espoir et de reconnaissance adressé à ce continent dont le génie créateur avait tant inspiré la modernité de l'Occident, ses arts plastiques, sa poésie et sa musique. En 1968, YSL récidiva en imposant la "saharienne" comme vêtement.


 

Emblématique de la nouvelle génération... Depuis, l'influence africaine n'a cessé de croître dans la Haute couture internationale. De Paco Rabanne à Christian Lacroix, en passant par Jean-Paul Gaultier, Kezo ou Yamamoto, ses matières (raphia, perles de bois et de terre, tissu-pagne) et ses modèles traditionnels (boubou brodé, chemise-tunique, épaules bouffantes ... ) se sont imposés partout. 1997 aura été marqué par la ligne "Masai" conçue pour Dior par Galliano, par la collection "Année de l'Afrique" chez Hermès, et par les créations "afro-beat"

 

Afrique aimée, Afrique copiée, Afrique pillée ? Faut-il s'en plaindre ou s'en réjouir ? Dans un continent où pullulent sans vergogne les imitations de Cartier, de Lacoste ou de Vuitton, la réponse légitime ne peut être un réflexe primaire de protection. Seule comptera, dans la bataille de la mondialisation, l'émancipation des créateurs africains. Eux mêmes sont les premiers à souffrir de ce mauvais génie du simulacre et du piratage de leur art sous prétexte de le rendre accessible...

 

Pourtant le culte de l'unique, de l'original, de l'inimitable est solidement enraciné dans la culture africaine. l'histoire est là pour en témoigner. En quelques décennies, la statuaire la plus inventive de la planète a pratiquement disparu, galvaudée et à jamais vidée de sens par "l'art d'aéroport". Mais de ce désastre est née une nouvelle sculpture africaine, art souverain qui recycle les matériaux les plus insolites, et adapte les traces les plus subtiles de l'imagination ancestrale aux techniques de l'an contemporain.

De même, la Haute couture africaine n'est pas un rêve d'assimilation aux canons imposés du luxe international. Elle n'est que la plus haute expression d'une passion dévorante pour la beauté et l'élégance, d'une ambition esthétique commune à toute la population de l'Afrique moderne. Il suffit de se promener,surtout le dimanche.

 

 

 

 
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